Viens revivre ici les plus grands exploits qui ont fondé la légende de la NBA: Larry Bird, Michael Jordan, Magic et bien d'autres encore.
#402830
Leaders of the New School(1)


En 1991, l'Université du Michigan a offert le terrain à cinq joueurs de première année. Le basket universitaire n'a plus jamais été le même depuis.


Image


"Le Fab Five c'est une chose qui n'arrive qu'une fois dans une vie! Ce qu'ils ont accompli ne sera plus jamais refait."
La voix de Dick Vitale tonne dans le combiné, éraillée, pleine d'énergie. Il est sûrement un peu moins excité à l'antenne, mais là Vitale ne parvient pas à retenir son enthousiasme quand la conversation porte sur le Fab Five, les joueurs de première année surmédiatisés qui ont conduit Michigan à deux finales consécutives en 1992 et 1993. "Cette histoire mérite qu'on s'y intéresse particulièrement," affirme Vitale. Je ne compte plus les fois où j'ai entendu des entraîneurs dire "On ne peut pas gagner parce qu'on a deux première année dans notre rotation." C'est accepté comme une vérité générale et le Fab Five a fichu ça en l'air. Je pense que ce qu'ils ont fait est absolument unique dans l'histoire du basket et qu'ils ne reçoivent pas l'intérêt qu'ils devraient recevoir."
Cette déclaration de Vitale est exacte, mais elle reste sidérante. Comment le Fab Five peut-il être sous-coté alors que même sans gagner le moindre titre ils ont réussi à changer le visage du basket universitaire? L'idée aurait été insoutenable il y a neuf ans lorsque Chris Webber, Jalen Rose, Juwan Howard, Ray Jackson et Jimmy King accumulaient d'innombrables gros titres et qu'ils étaient suivi d'une manière plus MTV que ESPN.
"Ils étaient accueillis comme des rock stars," se souvient Rob Pelinka, un joueur unidimentionnel membre de cette équipe de Michigan et qui est maintenant un agent qui compte le rookie des Jazz DeShawn Stevenson parmi ses clients. "On avait parfois besoin d'une escorte policière car il y avait trop de monde autour de notre bus."
Et à l'image de toute nouveauté à sensation, de Elvis à Eminem, il y avait débat pour savoir si le Fab Five était créatif et merveilleux ou bien s'ils étaient arrogants et destructeurs. Leur confiance effrontée, leur manière de vanner "en face" et le côté hip-hop de leurs tenues vestimentaires étaient tout à la fois adoptés et critiqués comme jamais une équipe de sport universitaire ne l'avait été auparavant. Le débat se poursuit encore aujourd'hui, particulièrement à Ann Harbor (où se trouve l'Université du Michigan, NdT), où l'équipe de basket se traîne dans une ambiance d'incorrection héritée de l'époque où le Fab Five avait été recruté. Mais il y a une chose qui ne souffre aucune contestation: le Fab Five représentait quelque chose d'entièrement nouveau, toute une génération de recrues de grande valeur couvrant tous les postes, chacune d'elle confirmant sa bonne réputation.
L'ailier fort Chris Webber détenait le titre de "Mr. Basketball" de l’État du Michigan et il était la recrue numéro un du pays. Howard, un pivot de 2m06, et le deuxième arrière King (1m95) étaient les meilleurs joueurs de l'Illinois et du Texas respectivement, et Rose était un meneur de 2m03 qui avait amené deux titres fédéraux au lycée Southwestern High de Detroit. Jackson était le seul des cinq à n'avoir pas disputé le McDonald's All-American Game, mais le texan d'1m98 était en haut de la liste nationale des espoirs au poste de petit ailier. Et même si le destin et l'intense travail sous-terrain effectué par l'entraîneur Steve Fisher ont certainement joué un rôle très important dans le fait de récupérer une promotion si estimable, les membres du Fab Five se sont aussi recrutés tout seuls.
"C'est Juwan qui est responsable de tout le truc," prétend Webber aujourd'hui. "Jalen et moi on avait parlé d'aller en cours ensemble depuis nos 12 ans, mais c'est Juwan qui a entretenu ça. Il nous a permis de croire qu'on pouvait construire quelque chose de grand tous ensemble."
Howard explique qu'il a "initié une réaction en chaîne. Jimmy et moi on s'est rencontré le jour de notre visite du campus et on a décidé d'aller à Michigan. Ensuite j'ai appelé Chris, parce qu'on était devenu bons amis au travers des All-Star Game, et j'ai commencé à essayer de le convaincre. Je l'ai persuadé et il s'est chargé de Jalen, ce qui était exactement ce que je voulais. Ce que je cherchais à faire c'était gagner un ou deux titres nationaux, plutôt que de me contenter d'aller là où je serais assuré d'être le patron."
Il n'a pas fallu longtemps avant que les rêves ne mûrissent: tous les cinq se souviennent que l'alchimie a été immédiate. "Le jour où on s'est tous rencontré, on a joué un match improvisé en bas de notre dortoir et tout était déjà en place," dixit Webber.
Cela dit il y a un énorme écart entre une équipe improvisée mémorable et un prétendant au titre NCAA. La plupart des grandes équipes universitaires sont le résultat d'un mélange de talents qui s'opère lentement, l'expérience prenant le pas sur pratiquement tout le reste. Le Fab Five a complètement fichu cette formule en l'air. Juniors Pelinka, James Voskull, Michael Tailey et Eric Riley apportaient des éléments-clés, mais ils n'étaient clairement que des appuis pour les cinq freshmen (un "freshman" est un joueur de première année dans le sport universitaire américain, NdT), une situation apparemment impensable adroitement gérées par Fisher et ses assistants.
"Il faut un peu de temps aux reshmen pour s'approprier le jeu universitaire," explique Randy Ayers, actuellement entraîneur assistant aux Sixers et entraîneur principal à l'université d'Ohio State à l'époque. "Une star de lycée connaît une période d'ajustement pendant laquelle elle apprend à accepter à se sacrifier pour le bien de l'équipe. Ça prend presque toujours un an ou deux, mais les Fab Five ont su trouver leurs spécialités propres immédiatement. Chris, Jalen et Juwan étaient les fers-de-lance et les deux gosses du Texas s'occupaient de défendre. Et ils jouaient en s'appuyant les uns sur les autres d'une très belle manière."
Et Vitale d'ajouter: "Ces gars appréciaient réellement d'être ensemble et ils réagissaient comme une entité unique, en mettant l'accent sur le groupe plutôt que sur les statistiques individuelles. Ils formaient une équipe très altruiste, un mélange extrêmement bon."
Et, d'après tous les joueurs, chacun rendait les autres meilleurs au quotidien, chacun emplissait les autres d'une confiance qui était leur marque de fabrique." En tant que groupe, on se sentait invincibles," explique Webber. "Au niveau individuel, il y a toujours de la peur et des doutes, mais au niveau collectif ça n'est jamais arrivé. J'avais l'impression qu'on pouvait accomplir n'importe quoi."
Alors que les détracteurs du Fab Five les accusaient d'être des crâneurs ("De la pâtisserie trop crémeuse, un hot-dog trop gras!" avait déclaré un jour le commentateur Al McGuire), le fait est que leur manière de jouer était solide et tournée vers le collectif. En regardant leurs matches aujourd'hui, ce qui est facile grâce à la chaîne de télé ESPN Classic, vous verrez un groupe confiant qui joue très bien l'aide défensive, qui met en place des systèmes offensifs avec beaucoup de précision et qui improvise sans effort quand le besoin s'en fait sentir.
"On savait gérer les matches sur le terrain, ce qu'on a tendance à oublier à cause de l'extravagance de certains joueurs," explique Jay Smith, alors assistant à Michigan et désormais entraîneur principal de l'université de Central Michigan. Évidemment, dès leur tout premier entre-deux, Webber, Rose et King plus que les autres démontrèrent qu'ils possédaient un bon sens d'un goût très particulier. Webber représentait une force intérieure dominante dotée de mains habiles et d'une puissance féroce; Rose était un meneur un peu trop sûr de lui qui avait parfois des écarts de conduite à vous rendre dingue mais également un don troublant pour s'en sortir dans les moments les plus importants. King quant à lui était un finisseur extraordinaire doublé d'un tireur à trois points fatal mais aussi une force défensive fiable. Howard, de son côté, était solide comme un roc au poste bas, faisant payer le prix fort aux équipes qui se ruaient sur Webber, et Jackson était celui qui ne tremblait pas et qui sortait des paniers, des rebonds et des stops en défense cruciaux. Et tous les cinq offraient régulièrement des dunks dignes des résumés des meilleurs actions.
"Des fois on se contentait simplement de jouer au basket, et ce n'était peut-être pas toujours si construit que ça, mais on jouait souvent en passes, ce qui est la base fondamentale du jeu: savoir ce que ses coéquipiers vont faire, poser des écrans et couper vers le cercle," explique King, qui comme Jackson joue maintenant en IBL. "On était capables de bien le faire grâce à notre connaissance et notre compréhension du jeu, et aussi parce qu'on s'est beaucoup entraîné à le faire."
Mais une grande partie de l'agitation initiale concernant le Fab Five n'avait pas grand-chose à voir avec les fondamentaux, ni même avec le basket d'ailleurs. Leurs shorts trop grands, leurs chaussettes noires et leur crâne rasé luisant, ainsi que leurs bavardages incessants sur le terrain (car ils interpellaient sans arrêt leurs adversaires autant qu'ils s'interpellaient entre eux) ont fait couler beaucoup d'encre. S'il paraît difficile de comprendre pourquoi ce genre de choses peut causer un tel scandale, cela prouve en soi l'impact du Fab Five. En visionnant leurs matches on voit qu'alors que les adversaires du Fab Five ont l'air datés dans leurs uniformes moulants, les jeunots de Michigan (même maintenant) ont un aspect contemporains. "Ils ont transformé les habitudes vestimentaires du basket universitaires," conclue Ayers.
Et tandis que certains détracteurs ont foudroyé Fisher pour leur avoir accordé autant de liberté, l'entraîneur s'en est sagement servi comme moyen de les motiver.
"Fish nous laissait faire des trucs comme porter des shorts plus grands et des chaussettes noires si on s'entraînait dur," se souvient Webber. "Il nous disait: "Vous pouvez porter ce que vous voulez du moment que vous travaillez dur, que vous vous entraînez correctement et que vous jouez avec votre tête."
Le groupe a reçu ses premiers lauriers au niveau national lors du cinquième match de leur première saison, lorsqu'ils forcèrent les champions en titre de Duke à jouer une prolongation avant de s'incliner 85-81. La plupart des observateurs considérèrent cela comme une grande victoire morale, mais les joueurs de Michigan étaient exaspérés d'avoir perdu un match qu'ils auraient pu gagner. Mais si la vision de Webber et Rose aboyant au visage de Christian Laettner et Bobby Hurley fit plaisir à ceux qui trouvaient les Dookies (surnom de l'équipe de Duke, NdT) arrogants et insupportables, cela prit également beaucoup de monde à rebrousse-poil. Les chroniqueurs en étaient malades et les anciens de Michigan étaient dans tous leurs états. Même les arbitres n'étaient pas loin d'être pris dans le mouvement, comme la fois où Rose reçut une faute technique pour avoir souri.

Image


Le Fab Five n'était contrarié par rien de tout cela cependant, finissant leur saison freshman sur un bilan de 21 victoires et 8 défaites pour un classement national de 14e, récoltant la 6e place dans la Big Dance (l'autre nom de la March Madness, c'est-à-dire les Playoffs NCAA, NdT). Dans une sorte de présage très à-propos, l'équipe rencontra par hasard Mohamed Ali, l'homme qui a inventé le trash talking, à leur hôtel d'Atlanta le soir précédant leur premier match du tournoi, contre Temple. Quand le Greatest ("Le plus grand", NdT) prit Howard à part et glissa à l'oreille du jeunot "Secouez le monde", le Fab Five venait de se trouver un nouveau cri de ralliement qui les porta jusqu'à une confrontation en Elite Eight (quarts de finale NCAA, NdT) avec les champions de la conférence Big Ten, Ohio State. Les Buckeyes (nom de l'équipe d'Ohio State, NdT), emmenés par Jimmy Jackson, avaient déjà battu Michigan par deux fois, mais les choses avaient changé.
"C'était une équipe totalement différente," se souvient Ayers. "Ils étaient plus forts physiquement et ils jouaient de manière plus intelligente et avec plus de confiance."
Assez différente pour remporter un match à suspense et à prolongation, 75-71, se catapultant ainsi vers le Final Four (demi-finale NCAA, NdT), où les attendait bien sagement l'équipe de Cincinnati de Nick Van Exel. Après une victoire éprouvante nerveusement, le Fab Five avait à nouveau rendez-vous avec Duke. Bien qu'ils semblaient imperturbables, ils arrivèrent à la présentation des joueurs sans leur flamme habituelle, se fendant à peine d'un chestbump ou d'un cri. Mais si les rookies avaient l'air un poil nerveux, les souverains en place semblaient carrément effrayés. Laettner, qui avait endossé le rôle du héros pendant tout le tournoi, errait sur le terrain tel un somnambule pendant toute la première mi-temps, et le Fab Five réussit à se forger une avance d'un point.
Cela ne dura pas. Avec six minutes à jouer dans la seconde mi-temps, tout s'écroula et tout-à-coup Michigan ne parvenait plus ni à marquer ni à défendre. Défaite de 20 points à l'arrivée, ce qui amena Webber à quitter le terrain en courant en cachant ses yeux pleins de larmes avec son maillot. Une fois dans les vestiaires, lui et ses coéquipiers firent le serment de ne plus jamais connaître une déception si dévastatrice. Ils étaient au moins sûrs d'une chose: il leur restait l'année suivante.
Mais la deuxième saison ne fut la même pour aucun des membres du Fab Five. "L'effet de nouveauté s'est estompé et les gens ne semblaient plus apprécier la confiance et l'insolence qu'ils affichaient," d'après Smith. "C'en est arrivé à un point où soit on les adorait soit on les détestait."
Et bien évidemment, parmi les fans les plus jeunes nombreux étaient ceux qui les aimaient énormément. Bien que largement critiqués dans la presse, les shorts extra-large, les chaussettes noires et les logos M devinrent aussi communs sur les playgrounds et dans les gymnases que les baskets Nike, et ce dans tout le pays. Et l'impact se fit sentir dans l'ensemble du basket universitaire. Les entraîneurs des équipes adverses commencèrent à laisser leurs joueurs apporter des modifications à leur uniforme, et l'aspect vestimentaire du Fab Five sembla déjà moins radical. Lorsqu'ils affrontèrent North Carolina en finale en 1993, les shorts des Tar Heels étaient même encore plus longs que les leurs. Mais c'étaient une maigre consolation pour un groupe de jeunes de 19 ans qui avaient l'impression d'être les boucs-émissaires concernant "tout ce qui ne va pas dans le sport et la jeunesse actuellement."
"C'est une bonne formule d'encenser quelqu'un pour ensuite le détruire," explique King. "Je le comprends aujourd'hui mais à l'époque on ne comprenait pas comment on était passé de chouchous des médias à mauvais garçons de tout le pays. On n'avait pas vraiment fait quoique ce soit pour mériter ça."
Dans les faits, pour des sophomores (joueurs de deuxième année, NdT), le Fab Five était parfois un peu incontrôlables. Après une grosse victoire à Michigan State, plusieurs joueurs firent semblant de déféquer sur le "S" situé au centre du terrain des Spartans. Et l'équipe balança également des vannes incessantes juste avant une nouvelle confrontation avec Duke en début de saison, Webber déclarant qu'il souhaitait "que Laettner revienne de NBA pour pouvoir le battre lui aussi". Il ne fallu pas plus aux Cameron Crazies (nom des fans de Duke, NdT) pour se déchaîner sur l'équipe pendant que Duke s'imposait de 11 points.
Malgré tout, le Fab Five se reprit pour finir avec un bilan de 25-4 et s'octroyer la place de numéro 1 dans la division West Regional. A présent les attaques pouvaient vraiment commencer à pleuvoir. Avant le début de la compétition, Bill Walton qualifia le Fab Five d' "équipe parmi les plus surestimées et ayant le moins concrétisé son potentiel de l'histoire [...] et qui incarne beaucoup de ce qui cloche avec beaucoup de basketteurs." Ce fut l'assaut le plus vicieux et le mieux relayé, mais certainement pas le seul, porté contre la formation.
"On ne faisait rien d'autre que jouer au basket et s'amuser, et on nous disait "Contentez-vous de jouer, de vous taire et ne prenez pas de plaisir à gagner," relate King. "Mais on ne faisait pas le spectacle. Tout ce qu'on faisait c'était s'amuser à faire ce qu'on aime. On ne donnait pas de coups de pieds à ceux qui sont au sol comme l'a fait Christian Laettner. Mais quoiqu'il puisse se passer, les équipes comme Indiana, UNC (University of North Carolina, NdT) et Duke n'avaient que de bons échos dans la presse parce que leur entraîneur était perçu comme puissant et ayant le contrôle de ses joueurs, et on nous a reproché de dominer le basket universitaire parce qu'on était incontrôlables."
Au deuxième tour, ces joueurs surestimés et incapables de réaliser leur potentiel sortirent le plus grand retour au score de l'histoire de Michigan, effaçant un déficit de 19 points pour battre UCLA (University of California-Los Angeles, NdT) 86-84 en prolongation sur une claquette de King à la dernière seconde. Après avoir battu George Washington, le dernier obstacle vers un deuxième Final Four consécutif était Temple, emmené par Eddie Jones, Aaron McKie et une bande de gars costauds et moins talentueux. Les intérieurs de Cheaney firent tout ce qu'ils pouvaient sauf peut-être arracher les yeux de Howard et Webber. Au bord de la défaite, Cheaney finit par recevoir une faute technique pour avoir vomi des insanités à l'encontre de Fisher et des arbitres, il dut être retenu par ses assistants et en dernier lieu il refusa de serrer la main de Fisher. Il donna ensuite une conférence de presse au cours de laquelle il descendit en flammes le Fab Five en les accusant de provocation. "Être critiqué de cette façon était vraiment ennuyeux sur toute une année," raconte King. "On se contentait d'ignorer ces critiques. En fait on avait même jamais parlé du fait que cette deuxième année était beaucoup moins marrante avant que Chris aborde le sujet dans une conférence de presse du Final Four. Je me souviens avoir pensé: "Je ne suis pas le seul alors."
En demi-finales, Michigan était classé sept rangs derrière la puissante équipe de Kentucky de Jamal Mashburn, qui avait mit en pièces ses précédents adversaires dans le tournoi par un écart moyen de 31 points grâce à la presse défensive brutale de Rick Pitino. Le Fab Five emmena les Cats (l'équipe de Kentucky s'appelle les Wild Cats, les Chats Sauvages, NdT) en prolongation, leur quatrième en huit matches, avant de s'imposer finalement 81 à 78. Ce n'était pas seulement le meilleur matche qu'ils avaient joué depuis des mois, mais également l'une des plus inoubliables batailles du tournoi NCAA de ces récentes années.
Malgré toutes les critiques, la pression, les matches serrés, ils réussirent à retourner en finale, où ils auraient à affronter UNC. Lors de la première mi-temps, le Fab Five affichait à nouveau un manque d'énergie et de synchronisation et était mené de 6 points à la pause. Alors Fisher les défia de manière agressive dans les vestiaires et Webber porta le groupe de ses 23 points, 11 rebonds et 3 contres. L'équipe se retrouva en difficulté lorsque Rose et King perdirent leur shoot en fin de match, mais Webber semblait destiné à endosser le rôle du héros quand il arracha le rebond d'un lancer-franc manqué par UNC avec 20 secondes à jouer et tourna son regard vers l'attaque. Après avoir fait un marché non sifflé, il prit le chemin des livres d'histoire., pour les plus mauvaises raisons qui soient.
Carolina menait de deux points. Rose étant bien pris par la défense, CWebb se dirigea vers l'autre côté du terrain, commença à dribbler puis paniqua. Alors que Pelinka était démarqué et lui faisait désespérément de grands signes depuis la ligne à trois points opposée et que King l'observait, planté sous le panier, Webber demanda un temps-mort. Michigan n'en avait plus de disponible. Une faute technique fut sifflée. UNC réussit les lancers et finit par l'emporter 77-71.
Les joueurs du Fab Five vous diront toujours qu'ils n'avaient jamais envisagé de perdre ce match. Ils durent donc sauter l'étape du doute et passer directement à celle du crève-cœur. Encore une fois. Peu de temps après Webber annonçait qu'il arrêtait ses études pour rejoindre la NBA, et c'en fut fini du Fab Five. Leur aventure se conclut sur un bilan de 56 victoires et 14 défaites, dont deux dans les deux matches qui comptaient le plus.
Se peut-il que Walton ait eu raison? N'étaient-ils qu'une bande de losers surmédiatisés? Si un jour vous avez l'occasion de poser la question à Vitale, soyez prêt à esquiver les coups.
"C'est absolument absurde que les gens critiquent le Fab Five en les accusant de ne pas avoir concrétisé leur potentiel ou en les traitant de ratés," explique Vitale. "Le basket universitaire ce n'est pas la NBA. Ça se décide sur un seul match et la chance joue un très grand rôle. Beaucoup de grandes équipes ne gagnent pas de titres, mais malheureusement on vit dans un monde où si on ne coupe pas les filets (la tradition veut que le champion NCAA coupe les filets des paniers à l'issue de la finale, NdT), on n'a rien accompli. C'est une perspective ridicule."
Et aucune équipe n'a mieux prouvé cela que le Fab Five.

Image


(1) Comme souvent avec le magazine SLAM, ce titre est une référence à l'univers du hip-hop et en l’occurrence ici au premier groupe de Busta Rhymes The Leaders of the New School, qui officiait à la même époque que le Fab Five.




article source: http://www.slamonline.com/online/college-hs/college/2009/04/original-old-school-leaders-of-the-new-school/, présent dans le numéro 51 de SLAM.
Dernière modification par ThaTrigga le 01 déc. 2013, 23:48, modifié 4 fois.
#402876
Merci Tha Thrigga. Super intéressant quand on ne connait le Fab Five que "de nom" ;)
long long title how many chars? lets see 123 ok more? yes 60

We have created lots of YouTube videos just so you can achieve [...]

Another post test yes yes yes or no, maybe ni? :-/

The best flat phpBB theme around. Period. Fine craftmanship and [...]

Do you need a super MOD? Well here it is. chew on this

All you need is right here. Content tag, SEO, listing, Pizza and spaghetti [...]

Lasagna on me this time ok? I got plenty of cash

this should be fantastic. but what about links,images, bbcodes etc etc? [...]