Viens revivre ici les plus grands exploits qui ont fondé la légende de la NBA: Larry Bird, Michael Jordan, Magic et bien d'autres encore.
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GP PG


D'une manière coriace et complétement divertissante qui n'appartient qu'à lui, mais aussi par sa façon de chambrer, Gary Payton était le meneur de jeu ultime


Gary Payton, la fietré d'Oakland (Californie), ne laissait pas un centimètre à son vis-à-vis d'une ligne de fond à l'autre. Il n'y avait pas de panier ni de stop défensif faciles tant que celui qu'on appelait "The Glove" ("Le Gant", NdT) était sur le terrain. Il représentait l'une des combinaisons de qualités offensives et défensives les plus dominatrices qu'on ait jamais vues. Et il le faisait savoir à ses adversaires, en portant l'art de chambrer à un niveau jamais atteint.
Il y a tellement peu de joueurs dans l'histoire de la NBA qui ont possédé ou possèdent encore la possibilité physique, la volonté et la concentration pour fournir l'effort nécessaire pour dominer pendant 40 minutes des deux côtés du terrain. C'est ce que Payton a fait pendant la plus grande partie de 17 saisons NBA. En jetant un coup d’œil à sa carrière on se rend compte à quel point il était spécial.
Ses statistiques ne racontent qu'une partie de l'histoire. Payton se classe au 21e rang des meilleurs marqueurs historiques (21813), il est 7e pour les passes décisives (8966), et 3e pour les interceptions (2445). Il est le seul joueur NBA à avoir accroché 20000 points, 5000 rebonds, 8000 passes décisives et 2000 interceptions dans sa carrière. Il a également deux médailles d'or olympiques et une bague de champion. Nous allons maintenant laisser GP, qui vit aujourd'hui à Las Vegas avec sa famille et travaille en tant que correspondant pour l'émission Best Damn Sports Show Period, nous raconter le reste.

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-SLAM: Juin 1996. Finales NBA. Vous étiez au sommet de votre jeu. Michael était peut-être le seul à jouer à un meilleur niveau car il allait remporter les trophées de MVP de la saison régulière, du All-Star Game et des Finales cette année-là. Pendant un bref instant cela dit, His Airness a semblé humain. Dans les matches 4 et 5 vous étiez la Kriptonite du Superman des Bulls.
-GP: On était ménés 3 à 0 dans la série alors je suis allé voir Coach Karl (George Karl, entraîneur des Sonics à l'époque, NdT) et je lui ai dit: "Donne-moi une chance de défendre sur Jordan". Qu'est-ce qu'on avait à perdre? J'aurais voulu prendre Jordan en défense plus tôt dans la série, mais j'avais une déchirure partielle du quadriceps, une blessure que je m'étais faite dans la série précédente contre le Jazz. Ça n'a pas été rendu public à l'époque mais cette blessure me ralentissait vraiment. J'ai forcé Jordan à défendre sérieusement sur moi, je l'ai fait jouer en attaque ET en défense. Je savais que ça l'emmerdait que j'aie fait la couverture de Sports Illustrated avant les finales. Il espérait se venger de l'affront de SI en me foutant la honte, alors il voulait défendre sur moi et essayer de me stopper. Et je marquais des points. Défendre sur moi a mis un coup à Jordan. En plus tous les coups de sifflets n'allaient pas être en sa faveur si je me chargeais de lui: j'avais un certain respect de la part des arbitres, étant moi-même All-Star. Cette stratégie nous a emmenés jusqu'à un Game 6, mais on n'est pas allés plus loin.

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-SLAM: De ses six apparitions dans les finales, c'est dans celles-ci qu'il a connu son plus faible pourcentage au tir. Quel était le secret pour l'arrêter d'une façon dont personne ne l'avais jamais arrêté auparavant?
-GP: Pour être honnête, j'ai simplement oublié qu'il était le meilleur joueur de tous les temps. Comme je l'ai dit à Coach Karl à l'époque: "Laisse-moi faire et je trouverai un moyen pour y arriver".

-SLAM: Quelle a été votre meilleure année à Seattle?
-GP: 1996 a été la meilleure année. J'ai été Défenseur de l'Année. J'ai été récompensé par un gros contrat. J'ai gagné la médaille d'or aux Jeux Olympiques d'Atlanta. On a battu le Jazz d'Utah pour remporter le titre de champion de la Conference Ouest. J'ai été élu dans la première équipe All-Star. Je marquais 20 points par match. J'étais sur le toit du monde. Les succès s'enchaînaient les uns après les autres.

-SLAM: Huit ans plus tard vous retourniez en finale. Les Lakers avaient constitué une "Dream Team" en vous recrutant vous et Karl Malone pour vous ajouter à Kobe et Shaq. Décrivez-nous cette expérience.
-GP: Je pense que cette équipe aurait pu gagner. Je crois que j'aurais préféré gagner avec cette formation à cause du groupe de membres du Hall of Fame qui avait été assemblé. Et je pense qu'on aurait gagné si Karl Malone ne s'était pas blessé. C'était incroyable pour moi de faire partie de la carrière de trois des plus grands à avoir posé le pied sur un parquet. Et ça a été une saison difficile dans l'ensemble. Il y eu la mauvaise passe de Kobe toute l'année, Malone a connu cette fameuse blessure dont on ne s'est pas occupé correctement, et les médias faisaient leurs choux gras du conflit entre Kobe et Shaq en l'aggravant au passage. Il y a eu beaucoup de distractions. A un moment je me rappelle avoir été le seul des quatre à être présent sur le terrain, et je me demandais si les autres seraient un jour remis sur pied et de retour pour jouer avec moi. Je pense qu'on a eu de la chance d'éliminer une très solide équipe de San Antonio en finales de la Conference Ouest. On a ensuite rencontré une excellente équipe de Detroit qui était très soudée à ce moment-là, exactement comme celle du Miami Heat avec laquelle j'ai gagné le titre deux ans plus tard. C'était trop pour nous. Je trouvais qu'on avait une super équipe et ça aurait été une fin géniale à notre carrière à Karl et à moi.

-SLAM: Quelques mois plus tard vous étiez transféré aux Boston Celtics et les Lakers avaient très vite démantelé leur "Dream Team". Que s'est-il passé?
-GP: Concernant Boston, j'adore tout simplement la ville, les fans et les joueurs. La façon dont je me suis retrouvé là-bas est un peu plus floue. Mitch Kupchak a fait des trucs que je n'ai pas compris. Je ne sais pas pourquoi il a fait ça. Je n'aurais jamais fait jouer mon option pour une année supplémentaire avec les Lakers si c'était pour être échangé, et tout le monde le savait. J'étais en fin de carrière et je voulais choisir ou j'allais, mais comme on dit, il y a une raison à tout.

-SLAM: Ce qui s'est passé c'est qu'en 2006 vous êtes retourné en finales. C'était une des dernières occasions pour vous de gagner le titre quand vous avez rejoint Miami. Ça a du être génial d'être champion au crépuscule de votre carrière?
-GP: C'était une grande satisfaction. C'était un soulagement. J'avais remporté des médailles et tout un tas de récompenses mais je n'avais pas encore gagné le titre NBA. J'avais eu deux occasions de le faire auparavant mais je n'avais pas réussi. Ça aurait été génial de gagner quand j'étais à mon meilleur niveau, mais ça n'avais pas grande importance quand c'est arrivé.

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-SLAM: Quelles étaient les caractéristiques les plus marquantes de cette équipe?
-GP: Pat Riley avait monté l'équipe avec Stan Van Gundy. Pour je ne sais quelle raison, nos débuts ont été vraiment poussifs. Je pense que collectivement on a toujours su qu'on pouvait devenir une grande équipe, mais ça nous a juste pris un peu de temps. En ce qui concerne l'équipe en elle-même, je n'ai jamais connu un groupe de joueurs aussi uni qu'on l'était. Normalement il y a des groupes de trois ou quatre personnes qui traînent ensemble. Dans cette équipe on était toujours 12 où qu'on aille. On mangeait tous ensemble, on faisait des sorties tous ensemble. On était une famille avec tous les aspects positifs que ça comporte.

-SLAM: Quel a été le tournant de la saison?
-GP: L'équipe est restée dans les vestiaires après une défaite en début d'année et on a parlé de ce qu'il s'était passé. On a passé deux heures dans la pièce. J'étais le plus vieux du groupe alors j'ai pris les choses en main. Je me suis positionné. J'ai tout simplement demandé à tout le monde pourquoi on ne gagnait pas et ce dont on avait besoin pour commencer à gagner. On a tous discuté de ce qu'il nous fallait pour gagner et juste après ça on s'est libéré et on a gagné dix matches de suite. Shaq a commencé à bien jouer. Wade a commencé à hausser son niveau de jeu jusqu'à finalement devenir le MVP des finales. James Posey s'est mis à très très bien jouer et à renter ses tirs. Antoine Walker a commencé à mettre ses tirs et à comprendre ce qu'on avait à faire pour réussir. On a tous changé après ce soir-là. On était tous sur la même longueur d'onde.

-SLAM: Lors du Game 3 des finales vous avez réussi un tir en extension en sortie de dribble que beaucoup considèrent comme le tir décisif de la série. Est-ce quelque chose dont vous vous rappelez bien?
-GP: Je l'ai revu sur Sportscenter le lendemain, et je ne l'ai plus jamais revu ensuite. Ce qui s'est passé sur cette action c'est que JWill et moi on était devenu proches pendant l'année. Pendant un temps-mort, sur le banc il m'a dit "Je sais que tu vas être démarqué pour tirer parce que tous les Mavs s'attendent à ce que Wade reçoive la balle. Tu as pas tirer du match donc ils vont pas te surveiller pour un éventuel tir. Je vais te donner la balle et tu vas être démarqué." Et j'ai mis le panier.

-SLAM: Vous n'avez jamais revu les ralentis? Êtes-vous du genre à amasser les trophées et les souvenirs?
-GP: Dieu m'a donné un grand talent. C'est comme ça, c'est tout. C'est une bénédiction mais je ne vais pas me construire un autel dédié à moi-même chez moi. Je pourrais accrocher des trophées, des photos et je ne sais quoi d'autre au mur. Je pourrais faire tout ça mais cette partie de ma vie est terminée pour moi. Je ne regarde même plus vraiment le basket à la télé. J'ai eu assez de chance de faire ce que j'ai fait et je suis reconnaissant de ça. J'ai eu de la chance d'avoir un entraîneur comme George Karl, qui m'a offert le soutien et l'opportunité d devenir le joueur que j'ai été. Aujourd'hui je me tourne vers l'avenir. Je ne regarde pas en arrière sur ce que j'ai accompli.

-SLAM: Et donc Karl a été la personne la plus importante dans votre carrière?
-GP: Non, mon père. C'est principalement grâce à lui que j'ai réussi. Il était mon entraîneur jusqu'à ce que j'entre à la fac. Quand j'avais 6 ou 7 ans mon père a vu que j'avais de grandes capacités. Alors il m'a dit que j'allais devoir les travailler si je voulais que ça mène quelque part. Lui-même travaillait toujours très dur, il dirigeait trois restaurants et un service de conciergerie. Il travaillait aussi comme traiteur. Il travaillait de 8h du matin à 1h du matin. J'ai vu ce que c'est de travailler dur.

-SLAM: Quels arrières aimiez-vous regarder le plus à la télé quand vous étiez gamin?
-GP: Je regardais Magic, Calvin Murphy, Tiny Archibald et John Stockton. Stockton savait absolument tout faire. J'admirais vraiment sa façon de jouer. Archibald était plus du genre à construire des actions, et je préférais le style offensif de Calvin Murphy. Mais aucun des joueurs sur lesquels j'ai calqué mon jeu ne jouait beaucoup la défense. J'ai décidé que j'allais être différent, que je me ferais un nom grâce à la défense. Cette attitude est apparu lors de ma première année à Oregon State avec l'entraîneur Karl Miller. Il m'a pris à part à l'entraînement et m'a dit que je pouvais devenir le meilleur défenseur grâce à ma vitesse de mains et de pieds. J'ai commencé à travailler sur ma défense à partir de ce moment-là.

-SLAM: Quels sont vos buts et ceux de votre fondation (The GP Foundation) maintenant que vous vous éloignez du basket?
-GP: J'avais des amis qui ne pouvaient pas avancer parce qu'ils n'avaient pas le soutien nécessaire. Aujourd'hui je vois des gamins qui ne sont pas aussi forts que je l'étais. Ils pourraient très facilement prendre le chemin qui mène à la drogue et ce genre de choses au lieu de prendre le chemin du succès, ce qui est plus difficile. Il y a des gosses brillants dans le ghetto. Ces gosses je veux les aider. Si des gamins qui vivent dans le ghetto ont une super moyenne, peut-être qu'ils ne pourront pas aller à la fac parce que leur famille n'aura pas assez d'argent. Je veux les aider à réussir leur première année à l'université et à obtenir les félicitations de sorte que leur fac les remarque et leur apporte l'aide financière nécessaire pour qu'ils obtiennent leur diplôme. C'est ce genre de choses que je veux accomplir pour ces brillants élèves.

-SLAM: Au dernier match à domicile des Seattle Supersonics en avril dernier, les spectateurs vous ont longuement applaudi debout. C'était particulier pour vous d'être présent à cette occasion?
-GP: Je n'arrive pas à trouver les mots pour le décrire. Je voulais vraiment être là. Et je voulais vraiment participer à l'opération "Save The Sonics". C'était le moins que je puisse faire. Je voulais que les fans sachent que je les soutiens. Que les fans me montrent qu'ils m'aiment de cette façon-là, c'est une des meilleures expériences de ma vie. C'est pour toutes ces raisons que je veux que mon maillot soit retiré à Seattle. Mon maillot ne sera sûrement jamais retiré dans l'Oklahoma parce que ce serait une insulte envers les fans de Seattle qui m'ont vu jouer et qui m'ont soutenu tout au long de ma carrière. Seattle est devenu mon deuxième chez moi. Ma fondation est basée là-bas et je possède des restaurants là-bas. J'y vais tout le temps. J'espère qu'un jour je retirerai mon maillot à Seattle. Les fans m'ont montré tellement d'amour. Ce sont eux qui ont fait que ce que j'ai vécu à Seattle a été si génial. J'ai pris moins d'argent pour rester là-bas parce que je savais que c'était la ville parfaite pour moi. Je pense que ça a scellé le lien entre les fans de basket de la ville et moi. Je transpire le Vert et Or.



Lien vers le texte original: http://www.slamonline.com/online/the-magazine/2008/11/nothing-but-glove/
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Dernière modification par ThaTrigga le 02 déc. 2013, 00:06, modifié 1 fois.
#423379
De rien! :)

Juste comme ça: est-ce que quelqu'un sait ce que je risque à publier comme ça la traduction de textes dont je n'ai pas les droits? Parce qu'en tapant "slam magazine old school" dans Google ces pages sont classées dans les premiers résultats et ça m'inquiète un peu...
#423382
Un très bon article que tu viens de nous pondre. Gary Payton, c'était un sacré personnage comme il en manque beaucoup aujourd'hui.
Ce que j'aime dans les interview de basketteurs professionnels, c'est de voir les similitudes, le travail, L’entraîneur qui à changé sa vie. Je pense qu'aucun entraîneur ne lui as appris à ouvrir sa gueule. Mais c'est le travail de toute une vie, et ça va avec le personnage & sa hargne.

Je ne pense pas que tu risque quoi que ce soit par rapport à ces traductions, tu aurais surement des problèmes si tu les utilisais à un but lucratif, si tu n'en donnais pas la source (& encore). Mais dans ce cas là, non. Absolument pas, sinon ces interview ne seraient pas librement diffusée sur la Toile.

A bon entendeur cher ami.

~~ En passant, si tu as besoin d'aide pour traduire plus vite, MP moi, je suis à disposition. Je ne pourrais peut-être pas traduire à 100% et avoir tes tournures de phrases et ta syntaxe qui est très agréable à lire. Mais je pourrais dégrossir le tas facilement.
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