Viens revivre ici les plus grands exploits qui ont fondé la légende de la NBA: Larry Bird, Michael Jordan, Magic et bien d'autres encore.
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BIG L


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Si vous creusez dans les bacs (1) à la recherche du tout premier numéro de SLAM, vous verrez que Larry Johnson est en couverture. Voici pourquoi.


"Vous voulez parler à Larry, hein?"
Greg Anthony hausse les sourcils et grimace. Il fait référence à Larry Johnson, son vieux coéquipier d'université.
-Bon courage. Je lui parle quasiment jamais, et pourtant on est restés assez proches.
-Comment c'est possible?
-Messagerie vocale. On se laisse des messages tout le temps, mais on s'est pas parlé en vrai depuis longtemps.
Et ça continue. Les uns après les autres, les vieux amis de Johnson racontent une histoire semblable. Ils adorent LJ, c'est le meilleur coéquipiers qu'ils aient jamais eu, leur joueur préféré, un exemple étincelant de tout ce qui est bon dans le basket... et ils ne lui ont pas parlé depuis des lustres. Tout ça colle bien avec la façon dont Larry Johnson a joué ses ultimes saisons, pendant lesquelles il était un leader d'équipe qui évitait la lumière des projecteurs. Sa carrière, longue de 10 ans, a pris fin sans atermoiements lorsqu'il a discrètement pris sa retraite en 2001 ; les Knicks avaient voulu tenir une conférence de presse et lui offrir une sortie digne de ce nom, mais il avait décliné la proposition, préférant faire des allers et retours à New York sans tapage pour signer les papiers. Les problèmes chroniques de dos qui l'avaient forcé pendant des années à jouer en souffrant (il prenait jusqu'à huit médicaments juste pour enfiler l'uniforme) avaient fini par avoir raison de lui au jeune âge de 32 ans. Johnson était retourné à Dallas avec sa femme et ses enfants, et presque plus personne depuis n'avait entendu parler de lui.
Si vous n'avez pas vu LJ jouer avant ses dernières années au Garden, il se peut que vous haussiez les épaules, que vous vous demandiez quelles sont les raisons de tout ce tapage, et que vous soyez surpris d'apprendre qu'il était en couverture du tout premier SLAM. Mais à UNLV (University of Nevada Las Vegas, NdT) et aux Charlotte Hornets, LJ était une merveille physique: 2m et 112kg de muscles ciselés capables de se propulser dans les airs avec la plus grande facilité. Il était également armé d'un arsenal de mouvements dos au panier d'une précision proche de la perfection. Cette combinaison du Yin et du Yang du basket le rendait, quand il n'était pas blessé, quasiment im-po-ssi-ble à arrêter. Et pourtant ses coaches devaient lui demander de shooter plus: imaginez une machine offensive toujours prête à passer la balle, qui adorait jouer la défense et était capable de mettre un meneur sous l'éteignoir un soir et un ailier fort le lendemain.
Vous ne trouverez pas ses propos dans ces lignes, mais vous y trouverez son histoire.

Larry Johnson a grandi dans la cité de Dixon Avenue dans le quartier de South Dallas (juste en face de chez Dennis Rodman) dans un des endroits les plus rudes de la ville. Sa mère Dortha voulait le sortir du quartier et choisit le lycée de Skyline High car elle avait entendu dire que JD Mayo, l'entraîneur, menait sa barque d'une main ferme.
"Quelques écoles plus proches de chez nous le voulaient, mais je pensais qu'il serais mieux à Skyline," explique Dortha. "Il était toujours en train de faire du sport et ça lui a évité des ennuis, et je voulais que ça reste comme ça. Pas mal des meilleurs athlètes de ce pays sortent de ces autres écoles et ne sont devenu personne. Je ne veux pas critiquer ces garçons, mais c'est la vérité. Et je ne voulais pas qu'il arrive la même chose à Larry."
Mayo se souvient: "Madame Johnson m'a dit, "Il paraît que c'est vous qui commandez, pas les gamins," et j'ai dit "Oui M'dame." "Et vous leur faites porter une cravates les jours de match?" "Oui M'dame." Et là elle a dit: "Il est à vous, faites ce que vous pensez être le mieux."
Quand LJ est arrivé à Skyline, c'était un gamin de 14 ans qui mesurait 1m88 et pesait 81kg, et qui courait et sautait très bien, mais il était aussi brut qu'un diamant non taillé. Il avait un grand désir d'apprendre, cela dit, et il était capable d'intégrer ce qu'on lui enseignait plus vite que tous les autres gamins que son entraîneur avait jamais vu. "Il avait la capacité de maîtriser n'importe quel élément fondamental immédiatement, grâce à sa grande faculté de concentration et à sa grande compréhension du jeu. Il faisait tout ce que je lui demandais, sans poser de question, et il a toujours agi comme ça par la suite."
Lors de sa dernière année de lycée en 1987, Johnson était une force inarrêtable et il allait devenir National Player of the Year. Il fut également élu "Élève le plus susceptible de réussir", ce qui tend à prouver qu'il n'était pas juste le sportif de service isolé dans son coin. Il semble que les élèves de Skyline soient bons en prédictions: LJ s'est fait près de 100 millions de dollars en jouant au basket. Herb Williams, une star aux Pacers à l'époque avant qu'il ne rejoigne les Mavs peu de temps après, se souvient de l'agitation à propos du gamin costaud qui déchirait tout à Big D (surnom de Dallas, NdT). "Les gars le comparaient à Michael Jordan," relate Williams.
Quand la saison à 34 victoires et 2 défaites de Skyline prît fin sur un échec décevant en Playoffs, dans l'esprit de Mayo le numéro 33 de LJ était déjà retiré (il portait ce numéro en hommage à son idole et futur coéquipier chez les Knicks, Patrick Ewing, demandant même aux gens de l'appeler "Little Ewing"). Un an plus tard, Skyline mit formellement le 33 au rancard.
Johnson avait signé pour jouer à SMU (Southern Methodist University, NdT), mais son score au deuxième SAT (Scholastic Aptitude Test, c'est-à-dire test d'aptitude scolaire, qui détermine le niveau des universités dans auxquelles un élève va pouvoir entrer, NdT) étant largement supérieur à celui de son premier test, qui avait été éliminatoire, le président de l'école, qui sortait tout juste d'un scandale lié au football, lui demanda de passer la saison sur le banc sous le régime de la proposition 48 (qui consiste à suspendre les joueurs dont les notes scolaires sont trop faibles, NdT). LJ préféra aller au Junior College d'Odessa (les Junior College américains sont plus ou moins l'équivalent de nos IUT, NdT), où il marqua une moyenne de 26 points en deux ans. Il perdit également un incisive et la fit remplacer par une dent en or qui devint sa marque de fabrique. En 1989 il entra à UNLV, où lui et ses coéquipiers Greg Anthony, Stacey Augmon et Anderson Hunt mirent Duke en pièces dans une victoire de 30 points lors de la finale NCAA de 1990, le plus grand écart jamais enregistré dans ce "match pour le championnat".

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"Larry a transformé un bon groupe en équipe plus qu'excellente," raconte l'ancien entraîneur des Runnin' Rebels (le nom de l'équipe de UNLV, NdT) Jerry Tarkanian. "Dès ses premiers pas sur le terrain il était évident qu'il avait quelque chose de spécial. Il avait cette stature et ces très bonnes mains en plus d'un QI basket phénoménal, mais la meilleure chose chez lui c'était son comportement. C'est sûrement la meilleure personne que j'ai jamais entraînée ou même côtoyée."
"Tout ce qui comptait pour lui c'était l'équipe,' continue le Shark (le "Requin", surnom de Tarkanian, NdT). Honnêtement je pense qu'il n'y a pas eu une seule fois où Larry savait combien de points il avait à la fin d'un match, et il a déteint sur les autres. Il a fait plus pour renforcer l'unité de l'équipe que n'importe quel autre joueur que j'ai jamais entraîné. Il devait être classé premier national en don d'accolades pendant ses deux saisons ici."
"L'année d'après, en Senior (quatrième et dernière année de fac, NdT), LJ fut élu National Player of the Year avec des moyennes de 23 points et 11 rebonds (sa seconde saison de suite à plus de 20-10) et amena de nouveau les Rebels jusqu'au Final Four (demi-final du tournoi NCAA, NdT). Mais son image n'était pas du tout celle d'un gros nounours comme peut s'en souvenir son entraîneur. Tark était le Barbe Noire de la NCAA, et l'équipe qui lui a apporté son premier et unique titre en était considérée comme le reflet. Leurs deux rencontres en Final Four avec Duke étaient perçues comme la confrontation entre le Bien et le Mal, la perspective de chacun déterminant laquelle de ces deux équipes endossait lequel de ces deux rôles.
La carrière universitaire de LJ étant terminée, les Hornets le récupérèrent lors de la Draft 1991. Il ne participa pas au camp d'entraînement mais signa ensuite un contrat de 19,9 millions de dollars sur 6 ans. L'agent sportif George Bass se souvient: "On a pris l'avion jusqu'à Charlotte puis on a été escorté par le Police jusqu'au Coliseum (la salle où jouaient les Charlotte Hornets, NdT) pour signer le contrat. Ensuite Larry a pris un second avion pour Boston, s'est mis en tenue, et a joué contre les Celtics dans le match d'ouverture de la saison."
Et LJ, qui marqua 14 points ce soir-là, fit bien plus qu'une apparition symbolique, comme le rappelle son coéquipier Kendall Gill: "Larry Bird défendait sur lui au poste bas, et LJ s'est retourné avec les coudes levés et en a mis un coup dans le menton de Bird. Après ça Bird n'a plus défendu sur lui de tout le match. Et là on parle bien d'un gars qui jouait son premier match et d'un autre qui était une légende reconnue."
Cette action était une affirmation claire que Johnson faisait partie de l'élite dès son arrivée. Il termina sa saison rookie à 19,2 points et 11 rebonds par match et le titre de Rookie de l'Année en poche. "Il était inarrêtable dans la raquette," raconte Gill. "Il était tellement puissant et il avait tellement de mouvements différents que personne ne pouvait rien faire contre lui au poste bas. Quiconque veut apprendre les fondamentaux du jeu dos au panier devrait décortiquer les mouvements de Larry, qui lui permettaient tous les soirs de marquer contre des gars de 2m10 alors qu'il ne faisait que 2m. Cette combinaison de fondamentaux, de force, de cœur et de volonté était surréaliste. Son jeu était plein de grâce, très beau à regarder, et c'était incroyable à observer de près jour après jour."
En dehors du terrain, Johnson signa un contrat avec Converse, qui lança peu après la campagne de publicité avec "Grandmama", le mettant en scène habillé en vieille dame. C'était une vision abracadabrante provenant d'une autre vision abracadabrante, l'attrait de LJ venait en effet en partie du fait que voir un gars aussi costaud sauter si haut et dunker si fort faisait se frotter les yeux pour arriver à y croire. Ajoutez-y une robe, une perruque de bigote et des lunettes cul-de-bouteille et vous obtenez une série de spots de pubs mémorables. La mère de Johnson fut abasourdie quand elle vit Grandmama pour la première fois. "Je n'arrivais pas à croire à quel point Larry ressemblait à ma mère habillé comme ça," se souvient-elle dans un éclat de rire. C'était certainement la pub la plus populaire et la plus connue de l'époque. Mais c'était en fait une campagne de secours.
L'idée originale était de prétendre que LJ représentait la nouvelle génération de superstars, Larry Bird et Magic Johnson jouant le rôle de savants fous créant le basketteur ultime. Bird disait "Il aura mon tir à trois points", et Magic disait "Il aura mes qualités de passeur" etc... Mais comment allaient-ils l'appeler? Bird: "Il aura mon prénom." Magic: "Il aura mon nom de famille." Et là LJ se levait de la table tel Frankenstein (en fait la créature de Victor Frankenstein, erreur courante, NdT). Cette pub fut tuée dans l’œuf quand Magic annonça qu'il était porteur du VIH.
Alonzo Mourning rejoignit le navire des Hornets pendant la deuxième saison de LJ, et les deux firent équipe avec Gill, Curry, Johnny Newman et Muggsy Bogues pour mener la franchise aux Playoffs après seulement 5 ans d'existence. Larry compila des moyennes de 22 points et 11 rebonds, fut titulaire au All-Star Game et élu dans le deuxième 5 All-NBA. Cet été là, il signa un contrat de 84 millions de dollars sur 12 ans, le plus important de l'histoire des sports collectifs, mais la saison 93-94 se transforma en cauchemar quand il se blessa au dos et rata 31 matches. Il dissipa tous les doutes concernant son futur lors des deux saisons suivantes, jouant 81 rencontres dans chacune d'elles et affichant des moyennes de 18,8 et 20,5 points et signant son retour au All-Star Game. Son jeu était moins aérien qu'auparavant, mais il avait ajouté un tir à trois points fiable à son répertoire et avait encore amélioré son maniement de balle.

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Larry semblait destiné à entrer au Panthéon des grands du basket de Caroline du Nord, mais les Hornets l'échangèrent contre Anthony Mason des New York Knicks à l'été 1996. Là-bas, l'attaque passait entièrement par son héros de lycée Patrick Ewing, et la moyenne de points de Johnson dégringola à 12,8 par match. Si c'était difficile pour lui, il ne l'a jamais fait savoir. "Il a énormément sacrifié son jeu quand il est venu ici et on le savait tous," raconte Herb Williams, un des leader de l'équipe à l'époque et aujourd'hui entraîneur assistant. "On a tous vu ce qu'il nous faisait à Charlotte. Il nous tuait, et à chaque fois ma mère m'appelait et me demandait "Y'a personne pour arrêter le numéro 2?" On savait qu'il nous assurerait entre 20 et 30 points chaque soir si on lui donnait la balle 20 ou 25 fois. Mais c'était un joueur d'équipe qui faisait tout ce qu'il fallait pour qu'on gagne, un guerrier qui ne prenait jamais un seul match à la légère. D'ailleurs c'était la même chose pour les entraînements, malgré ses problèmes de dos. Il venait en avance tous les jours."
J'ai pu observer de près les habitudes d'entraînement de LJ au printemps 1999, lorsque je suis arrivé quelques heures en avance au Game 3 des finales de Conference Est, le premier match de Playoffs manqué par Ewing à cause d'une rupture du tendon d'Achille. Le Garden bruissait à peine de l'activité habituelle d'avant-match. On finissait de préparer les projecteurs et les caméras, des techniciens allaient et venaient, affairés, tout comme quelques membres du personnel du Garden armés de talkie-walkies. Des deux équipes, un seul joueur était sur le terrain: LJ, rentrant ficelle sur ficelle à trois points, accompagné d'un unique assistant lui renvoyant le ballon. Quelques heures plus tard, à quelques secondes de la fin du match, il allait planter le tir le plus célèbre de sa carrière, un trois points réussi malgré une faute d'Antonio Davis. Cette action à quatre points scella la victoire des Knicks et les propulsa vers les finales. On pourrait croire que c'était de la chance mais je connais la vérité: c'est en forgeant qu'on devient forgeron.
Cette petite histoire résume bien la carrière de LJ. Mayo se souvient avoir été réveillé par la sonnette, quand Johnson était à l'université: ce dernier était venu chercher la clef du gymnase de Skyline pour pouvoir s'entraîner. Toutes les personnes qui ont joué avec lui font état avant toute autre chose de son éthique de travail et de son amour du jeu. Johnson a accompli beaucoup de choses. Il a été élu Joueur de l'Année au niveau lycée, en Junior College et en Universitaire et a reçu le trophée NBA de Rookie de l'Année. Il a marqué plus de 10000 points dans la Ligue. Et il a rendu énormément à sa communauté, faisant don d'un million de dollars pour la construction du Centre de Loisirs Larry Johnson sur Dixon Avenue, à l'endroit exact où se trouvaient les barres de béton dans lesquelles il a grandi avant qu'elles ne soient abattues.
"Il n'y avait rien près de chez nous quand il était gamin," raconte Mme J. "Il devait faire du chemin pour jouer dans un endroit sûr, et il voulait que les gosses aient plus."
Malgré tout ça, il est difficile de regarder la carrière de Johnson sans penser à tout ce qui aurait pu arriver. "S'il n'avait pas été blessé, il aurait été l'un des meilleurs de tous les temps," d'après Gill. "Pour moi il n'y a aucun doute là-dessus, parce qu'il n'avait aucune faille dans son jeu, et qu'il bossait tout le temps."
Inutile de préciser que ce n'est pas un hasard si Larry Johnson figure sur la toute première couverture de SLAM. Et se souvenir de son jeu offre la certitude que si son dos ne lui avait pas fait défaut, il serait apparu sur beaucoup, beaucoup d'autres.



(1) Renvoie à l'expression "crate diggin'", qui fait référence au geste des collectionneurs de vinyles lorsqu'ils cherchent dans les bacs des magasins de disques. Pourquoi Alan Paul, auteur de l'article, utilise-t-il cette expression? Parce qu'il a choisi le titre "Big L", L comme Larry, sachant que Big L est aussi le pseudo du leader mort par balle du groupe hip-hop Diggin' in tha Crates. La boucle est bouclée...
Dernière modification par ThaTrigga le 02 déc. 2013, 00:33, modifié 1 fois.
#396255
Merci Trigga pour cet article.
LJ un des mes joueurs préférés, le gars avait tout du basketteur ultime, malheureusement ses problèmes de dos ont écourtés sa carrière, mais le gars avait une mentalité en or. Si ça ne tenait qu'a moi je le mettrait au Hall of Fame dès maintenant.
#396266
Un grand merci à nouveau.

J'aurais bien aimé que l'article développe un peu plus sur sa période UNLV qui reste mythique. Up tempo, saison rég parfaite sa 2ème saison (0 défaite) avec une marge incroyable...

Les Hornets à l'époque étaient méga populaires chez nous autres ados et LJ y était bien sûr pour beaucoup.

En tant que fan des Knicks, l'action à 4pts contre les Pacers reste un moment magique. L'image du Madison Square Garden se levant comme un seul homme sur cette action clé de la série...

Pour le plaisir Grandmama dans les pubs Converse:
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=VwGnE3bnYkA[/youtube]
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=7CL19VpLIxU[/youtube]
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=thbUkBW_ftM[/youtube]
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=3qtQ3nS7lwU[/youtube]
#396286
Enfin un article, merci petite fainéasse :mrgreen:

Comme Thomy, étant ado j'avais ma casquette charlotte hornets et grand fan du trio larry/zo/kendall.

Larry Johnson, découvert avec UNLV quand je mattais la NCAA, superbe à voir jouer, un joueur complet qui a eu l'intelligence d'adapter son jeu à sa blessure au dos mais encore un grand joueur qui aurait mérité une carrière plus riche, comme penny hardaway ou grant hill.


ps : tu me le fais quand mon Fab Five ?
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