Viens revivre ici les plus grands exploits qui ont fondé la légende de la NBA: Larry Bird, Michael Jordan, Magic et bien d'autres encore.
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EN TOUT PREMIER LIEU



Sans Moses Malone, il aurait pu ne jamais y avoir de grand saut à faire du lycée à la NBA pour KG, Kobe et LeBron. Et c'est quand même lui qui s'en est le mieux tiré.


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Étant le premier à passer directement du championnat lycéen au basket professionnel, il y a bien longtemps en 1974, Moses serait une légende et un précurseur même s'il avait échoué par la suite. Le fait est, cependant, qu'il a été un des meilleurs intérieurs jamais vu, et il reste le plus grand joueur de l'histoire à être passé directement pro, au moins jusqu'à ce que KG ou Kobe ne prouve le contraire.
Malone a été trois fois MVP, 12 fois All-Star et il est membre des "50 meilleurs joueurs de la NBA". Au beau milieu de sa carrière, il a compilé 11 saisons de suite à plus de 20 points et 10 rebonds de moyenne, dont sa fameuse campagne à 31 points et 15 rebonds avec les Rockets en 1981-82. En comptant ses deux saisons en ABA, Moses a marqué 29580 points en 21 saisons. Il a arraché 17834 rebonds (seuls Wilt et Bill Russell ont fait mieux). Il figure également parmi les cinq meilleurs pour ce qui est des lancers-francs tentés et des lancers-francs réussis et en ce qui concerne le nombre de matches et de minutes joués. Et pourtant on l'a quelque peu négligé, peut-être parce qu'il n'était pas un personnage très expansif comme Wilt ou Shaq, une icône culturelle comme Kareem ou bien le noyau dur d'une dynastie comme Russell. Il passait aussi peu de temps à mettre les journalistes dans sa poche, heureux de laisser son jeu parler pour lui, satisfait de son image de col bleu.
"J'ai grandi dans le ghetto d'une petite ville et je n'ai jamais pensé que je serais une célébrité ou un sportif connu," explique Malone, retraité depuis 1995 et désormais habitant de Houston. "J'adorais tout simplement jouer au basket. Et je travaillais dur dans tout ce que je faisais."
Le lycée de Petersburg High (Virginie) de Malone remporta 50 matches de suite et deux titres d’État. On peut considérer qu'aucun autre joueur n'a été plus sollicité que lui à la fin du lycée, et il signa avec Maryland pour en fait très vite rejoindre les Utah Stars en ABA. A l'époque la NBA interdisait que les lycéens rejoignent ses rangs, mais une ABA à la peine ne se posait pas ce genre de questions. Le gamin dans un corps d'adulte (2m08, 95kg) tourna successivement à 17,2 puis 13 rebonds en deux ans dans cette ligue avant de passer par Buffalo et d’atterrir à Houston. Il s'est élevé du rang d'excellent joueur à celui de superstar lors de sa cinquième saison pro, en 1978-79, quand il afficha des moyennes de 24,8 points et 17,6 rebonds et remporta son premier trophée de MVP. A ce moment-là il pesait presque 10kg de plus et allait finir à 113kg bien que presque jusqu'à la fin de sa carrière il garda la rapidité et l'agilité qui lui permettaient de dominer autant au rebond.
Le Grand Mo a assuré sa place dans l'Histoire lors de la saison 1982-83, quand il fut échangé vers Philly et emmena enfin Dr. J vers la terre promise: le titre. Cette équipe démolit la Ligue entière avec un bilan de 65 victoires pour 17 défaites, ne perdant qu'un seul match dans tous les Playoffs, Malone obtenant à la fois le titre de MVP de la saison régulière et celui des Finals.
Les dernières années de Malone passées dans le rôle de pivot intérimaire n'ont en rien entaché une superbe carrière, au cours de laquelle il prétend avoir inventé le alley oop avec John Lucas.


SLAM: Vous détenez le record de rebonds offensifs pris en une saison. Quelle était la clé de votre succès dans ce domaine?
MM: Pour être un très bon rebondeur offensif, il faut penser comme un rebondeur défensif et se battre pour obtenir la position préférentielle tout en étant dans le rythme offensif qui vous convient. Le reste c'est uniquement de la détermination. Il faut travailler dur quoique vous fassiez, essayer d'être le numéro un et être fier de ce que vous faîtes. Si vous voulez être le meilleur à votre position alors il faut travailler dur mon gars. Beaucoup de gars ne travaillent pas aussi dur qu'il le faudrait.

SLAM: Quand avez-vous commencé à vous rendre compte que vous aviez le potentiel pour devenir un grand joueur de basket?
MM: Assez vite. J'avais un talent providentiel. Personne ne m'a appris à jouer. J'ai appris tout seul parce que j'adorais le basket. Je ne jouais pas pour gagner beaucoup d'argent. Je jouais contre du jus d'orange. J'ai commencé à jouer au basket quand j'avais 13 ans. Avant ça tout ce qui m'intéressait c'était de jouer au football et au baseball, mais j'ai continué à grandir alors je me suis dit qu'il était temps de passer au basket. Après ça je passais toutes mes soirées sur le playground. J'allais jamais aux fêtes ni rien. Je sortais de l'école à 15h et je jouais sur le playground jusqu'à 1h du matin, éclairé par un lampadaire. Je suis sérieux.

SLAM: Est-ce que c'est vrai que les gamins sur le playground ne vous laissaient jouer que si vous acceptiez de ne pas entrer dans la raquette?
MM: Ah ouais. Quand j'avais 15 ans ils ont changé les règles du playground parce que je dominais tout et que je contrais tout ce qui passait. J'étais très doué et je jouais dur, ce que je dois à mon ami Babyhead. Il avait à peu près quatre ans de plus que moi, il me prenait toujours dans son équipe et il me poussait tout le temps pour je joue à fond. A chaque fois que j'allais au cercle il voulait que je dunke. Il me disait: "Gamin, je t'ai choisi parce que t'es le meilleur. Je sais que tu as que 15 ans mais tu viens pour jouer, et il faut jouer chaque match à fond."
Au lycée mon entraîneur avait la même philosophie. Il y avait toujours au moins deux gars qui défendaient dur moi, parfois trois sur les cinq. Ça me frustrait énormément mais il me disait toujours que ça me rendrait meilleur sur le long terme et ça a vraiment été le cas. Je devais passer deux gars pour marquer ou prendre un rebond à chaque match pendant mes deux dernières années de lycée. Ça m'a rendu plus fort, plus costaud.

SLAM: Vous avez été le premier à passer du lycée au basket professionnel. Est-ce que vous avez pensé à un quelconque moment que ça deviendrait si commun?
MM: Non. Ils feraient peut-être mieux d'arrêter le basket universitaire tout de suite [rires]. De nos jours les gars sont choisis au premier tour et gagnent tous ces millions sans réellement avoir fait leurs preuves. Est-ce qu'ils ne vont pas remonter jusqu'à l'école primaire à la recherche de gosses qui sautent haut? Mais la vraie question est la suivante: est-ce que vous avez ce qu'il faut dans votre tête ou bien dans votre cœur pour exceller? Pour travailler assez dur pour vous réaliser? C'est difficile à voir, mais je crois que le problème c'est que ces soi-disant découvreurs de nouveaux talents ne savent pas ce qu'ils cherchent. Quand je suis sorti du lycée, j'avais des moyennes par match de 38 points, 16 rebonds et 10 ou 12 contres. Si on met mes statistiques en parallèle avec celles de LeBron James, je faisais plus de dégâts. Peut-être que j'aurais pu obtenir un contrat chaussure d'un milliard de dollars [rires]. Ils sont obligés de dire oui. Et s'ils ne le font pas j'irai moi-même leur botter les fesses avec mon 52 fillette [rires].

SLAM: Quel est l'ajustement le plus difficile quand on devient pro si jeune?
MM: J'ai toujours été confiant, mais j'avais des gars qui me protégeaient et c'est extrêmement important. C'est nécessaire d'avoir ça, et pas seulement des gens qui cherchent à profiter de vous. Sinon vous allez avoir des ennuis, parce que vous ne serez pas assez mûr pour comprendre ce qu'il se passe. J'avais mon agent avec moi à Washington, qui est encore à mes côtés aujourd'hui d'ailleurs, et mes coéquipiers m'ont pris sous leur aile, tout particulièrement Ron Boone, Gerald Govan, Wali Jones et Roger Brown. Ils m'ont éduqué comme si j'étais leur fils et m'ont vraiment appris à devenir un homme dans la vie de tous les jours et comment me préparer pour chaque match. Ron Boone était comme un père pour moi. Il a vu que j'avais besoin qu'on me guide et il m'a guidé, il m'a aidé à murir en tant que personne. Il m'amenait chez lui et sa femme m'a préparé à manger bien des fois, ils me faisaient me sentir à l'aise. Je leur parlais de tous les sujets de la vie. Il y a une chose que tous les débutants doivent savoir, mais surtout les plus jeunes: vous n'avez pas le droit d'avoir peur. Vous devez être résolu à être le meilleur, mais vous n'êtes pas obligé d'en parler. Quand vous voyez quelqu'un dire à quel point il est génial, il a rien de génial. Quand je jouais je ne parlais jamais de ce que j'allais faire, je le faisais, c'est tout.

SLAM: C'est peut-être pour ça que vous avez été sous-estimé.
MM: Ouais... je suppose que certaines personnes ont donné une fausse image de moi, parce que je suis le seul joueur de lycée qui ait fini avec trois titres de MVP, 21 ans de carrière et une place au Hall of Fame. Je suis devenu tout ce qu'on pensait que je n'aurais pas du être et que je n'allais pas être.

SLAM: Qui défendait le plus dur sur vous?
MM: Artis Gilmore. Et ensuite il y a eu Kareem, Bill Walton, Robert Parish, Dave Cowens et même Swen Nater, dont personne ne se souvient. Tous les pivots de la ligue jouaient dur contre moi. Il n'y avait pas de soirée facile donc il fallait préparer chaque match, trouver leurs points forts et leurs points faibles et essayer de tirer parti de tout ce qu'on pouvait. Et je savais qu'ils faisaient la même chose pour moi.

SLAM: Presque toutes les équipes avaient un bon voire un excellent pivot. Où sont-ils tous passé?
MM: Ils sont à la retraite maintenant [rires]. En fait il n'y a plus que deux ou trois véritables pivots dans la ligue aujourd'hui: Shaq, Mourning, et maintenant Yao Ming. On ne peut pas être un vrai pivot à moins de vouloir jouer près du panier et cogner. Aujourd'hui vous avez des joueurs de plus de 2m10 qui veulent jouer en finesse. Mouaif. Ils ne veulent pas mettre le casque de chantier et aller aller au boulot. Je me fous de ce que les gens disent: il faut un grand costaud qui sache jouer dos au panier et il vous faut un bon arrière pour lui ouvrir le jeu. Regardez comment les Spurs ont gagné. Ils avaient Duncan et Robinson et derrière un gars plus petit à chaque match: Kerr, Parker, peu importe. Sans ce petit, tout le monde va tomber sur le grand, mais sans ce grand, le petit n'aura pas de positions dégagées. La seule équipe que j'ai vu gagner avec deux joueurs petits c'est les Bulls avec Michael Jordan et Scottie Pippen.

SLAM: Vous avez établi un record en jouant 1212 matches sans sortir pour six fautes, pourtant vous étiez un joueur physique. Comment avez-vous fait ça?
MM: J'étais gentil avec les arbitres [rires]. Je les connaissais tous. Ils doivent arbitrer le match et vous devez les respecter. Ils prennent parfois de mauvaises décisions, mais il ne faut jamais manquer de respect à l'arbitre. Ils doivent faire leur boulot, donc une fois qu'ils ont sifflé, il faut laisser courir.


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SLAM: Avec votre venue à Philly Dr. J a enfin obtenu sa bague.
MM: C'était l'équipe de Dr. J, je n'étais qu'une pièce du puzzle. C'était une excellente équipe avant que j'arrive. Ils avaient Doc ; Andrew Toney, un des meilleurs shooteurs jamais vu ; Maurice Cheeks, un super meneur de jeu ; et Bobby Jones en sortie de banc, qui était un des meilleurs défenseurs de la ligue. Et beaucoup de joueurs avec un rôle bien précis comme Clint Richardson et Marc Iavaroni.

SLAM: Exact, mais ils formaient une excellente équipe qui n'avait pas gagné de titre avant que vous n'arriviez.
MM: Ouais, ouais. Ils avaient besoin de moi mais j'avais besoin d'eux aussi. Doc était un des meilleurs joueurs de l'Histoire, aucun doute là-dessus, et je ne le remercierai jamais assez de m'avoir offert l'opportunité de remporter un titre.

SLAM: Au début des playoffs vous avez dit que vous alliez gagner en "Fo', fo', fo'" (que l'on peut traduire par "Quat', quat', quat' ("Four, four, four"), NdT). Doc a dit que vous ne vouliez pas dire que vous alliez faire un sweep dans chaque série mais que c'était juste le nombre de victoires nécessaires.
MM: Non non, je voulais un sweep. Trois sweeps en fait (à l'époque les équipes classées numéro 1 et numéro 2 de chaque Conference ne jouaient pas le premier tour des Playoffs, NdT), et on les a presque eu. Je voulais partir en vacances tôt et "Fo', fo', fo'" ça m'allait bien. Je savais qu'avec les joueurs qu'on avait on allait gagner et je ne voyais aucune raison pour qu'on joue des matches supplémentaires.


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SLAM: Vous avez également eu de grandes équipes à Houston, vous êtes allé en finale une fois et vous avez joué avec d'excellents joueurs sous-estimés. Parlons un peu d'eux, en commençant par Calvin Murphy.
MM: Murphy était certainement le meilleur shooteur pro avec lequel j'ai joué. Toney était le seul autre à ce niveau. Ça me donnait de la place pour manœuvrer et en plus c'était un petit gars coriace, ah ça ouais!

SLAM: Rick Barry.
MM: Rick Barry pouvait tirer à trois points et vous garder démarqué lui aussi, mais il était également capable de faire des passes formidables. Il était décidé à gagner, il était toujours concentré sur la victoire.

SLAM:John Lucas
MM: John était un arrière pénétrateur qui allait toujours là où se passait l'action. Il vous forçait à jouer. Luke voulait gagner et c'était quelqu'un de très enthousiasmant. Et je vais vous dire une chose: lui et moi on a été les premiers à faire des alley-oops. On l'a inventé. Vous savez, tout le monde défendait vraiment dur sur moi en se mettant devant moi pour m'empêcher d'avoir la balle, alors Luke a commencé à la balancer au-dessus d'eux pour que je puisse sauter et l'attraper et la mettre directement dans le cercle. Quand on a commencé à le faire, les autres équipes hurlaient au goaltending, parce qu'ils pensaient que Luke tirait. Aujourd'hui c'est devenu une action ordinaire, mais personne ne savait ce que c'était quand on a commencé à le faire.

SLAM: Vous avez été échangé vers Philly après avoir gagné votre deuxième titre de MVP. Comment peut-on échanger un gars qui sort d'une saison à 31 points et 15 rebonds de moyenne?
MM: C'est simple, j'étais un "restricted free agent" et ils ne voulaient pas sortir le porte-monnaie. De nos jours ils le sortent pour tout le monde, mais à l'époque tout le monde était près de ses sous. Hé, les Sixers ont fini par m'échanger aussi. Tout le monde peut être échangé mon gars.




Article original: http://www.slamonline.com/online/nba/2010/11/original-old-school-first-and-foremost/ Présent dans le numéro 72 de SLAM
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Dernière modification par ThaTrigga le 02 déc. 2013, 00:11, modifié 1 fois.
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