Modérateur : Guru

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Je tiens à souligner que j'ai écris cet article en février dernier, c'est donc la raison pour laquelle je n'ai pas mentionné les playoffs face aux Lakers.


Chris Paul



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Il y a deux ans, après deux années fantastiques, Chris Paul était à l'unanimité considéré comme le meneur du futur, celui qui devait prendre la relève de Steve Nash. Non sans rappeler Isiah Thomas, il était censé apporter un vent de fraîcheur dans une NBA de plus en plus égoiste, rendre ses coéquipiers meilleurs, c'était son truc. Depuis, son chemin fut parsemé d'embuche. Byron Scott, son coach de toujours, prit la sortie. Pour ne rien arranger, CP3 se blessa peu de temps après à la cheville tout d'abord, au genou et à la main droite. Pour couronner le tout, les Hornets ne se qualifièrent même pas pour les playoffs pour la première fois depuis trois ans. Gêné par son physique, son retour cette saison -malgré une cinquième place à l'Ouest- laisse un gout d'inachevé. Zoom sur ce joueur peu commun.

Une science du jeu à couper le souffle

Dans ce monde de géant, Paul et son mètre 83 fait figure de nain. Cela ne l'empêcha pourtant pas de dunker sur Dwight Howard ou de devenir le premier joueur de l'histoire à être meilleur intercepteur et passeur de la ligue deux saisons de suites. Car à défaut d'être grand, "the man of steal" possède une science du jeu rarement vue en NBA depuis les arrivés des deux métronomes Jason Kidd et Steve Nash. Grand fan du beau jeu, il n'hésita pas à confier à Dennis Scott -lors d'une interview pour NBA TV- qu'il passait la plupart de son temps libre à regarder des matchs sur le league pass. Cette amour pour le basketball lui a donc développé un grand QI sur le parquet. Avez-vous déjà regardé un match des Hornets sans vous demander pourquoi Paul laissait rouler le ballon avant de s'en emparer ? Ce n'est pas quelque chose de tout à fait unique en NBA, mais la fréquence à laquelle il le fait est très inhabituel.

"Cela dépend de la situation du match, mais la plupart du temps, je laisse rouler la balle parce que 24 secondes, ce n'est pas tant que ce que les gens pensent"


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Il aime aussi ce qu'on appelle "a 2-for-1 situations". Lorsque les 35 dernières secondes d'un quart-temps approchent et qu'il a la balle en main, Paul s'empresse, généralement, pour vite créer de telle sorte que l'adversaire n'ait pas la dernière possession.

"S'il reste 35 ou 40 secondes dans un quart-temps, je veux que mon équipe ait la balle pour le dernier tir" Avant de poursuivre "Quand je regarde les autres équipes jouer à la télévision et que je vois un gars dribbler lentement avec environ 37 secondes restantes. Je me dis qu'il vient de perdre une grande occasion"

Parmi ses nombreuses qualités, sa plus grande force réside principalement dans ses changements de rythme. Son excellent dribble lui permettant d'accélérer et de ralentir quand bon lui semble, destabilisant du même coup le défenseur. Chris Paul se décrit lui même comme un joueur pas forcément très rapide et s'explique sur ses changements de rythme en prenant l'exemple d'un Larry Bird, qui excellait, lui aussi, dans ce domaine si particulier.

A juste titre, beaucoup le considère à l'heure actuelle, comme le maitre du pick and roll en compagnie de Steve Nash. En toute circonstance, il saura toujours quoi faire pour créer des espaces et servir son intérieur ou ses shooteurs dans un timing parfait. Ce qu'il faisait parfaitement avec Tyson Chandler et Peja Stojakovic, il déclarait d'ailleurs à l'époque :

"Lorsque Tyson et moi jouons sur pick-and-roll pour nous permettre de faire un alley oop. La plupart du temps, les autres gars ont tellement peur de laisser David West, Peja ou Morris Peterson sur le périmètre, que la raquette est grande ouverte."

Son shoot, qu'il a beaucoup travaillé ces dernières années, est devenu très consistant. Un des meilleurs parmi les meneurs. Cela lui a permis de devenir encore plus efficace sur ce système de jeu. Obligeant les meneurs adverses à ne plus passer derrière le pick.

Qu'il passe entre les deux joueurs défenseurs, qu'il fixe, qu'il ralentisse ou qu'il contourne l'écran, le résultat sera souvent le même. De nombreux joueurs se sont d'ailleurs inspirés de lui, notamment Kobe Bryant, Darren Collison ou encore Rodrigue Beaubois. CP3 était d'ailleurs classé dans le top 10 des points marqués par possession sur pick and roll début février. A titre de comparaison, Russell Westbrook et Derrick Rose ne sont même pas dans les 40 premiers.

Le natif de Winston Salem est également très patient dans son jeu. En effet il n'a jamais perdu plus de 3 ballons en moyenne par matchs depuis qu'il est en NBA. Ce qui lui permet d'être en tête du classement ratio assists/turnover.

Un leader dans l'âme

Paul est sans cesse entrain de communiquer avec ses coéquipiers. Il aime leur donner des conseils ou même les pousser à faire mieux en hésitant pas à pousser quelques gueulantes. Notamment avec Emeka Okafor à qui on reproche de ne pas être assez agressif une fois la balle en mains. Ce qui coute parfois de précieux points aux Hornets. Ainsi, on a déjà pu entendre Chris crier haut et fort à Okafor de dunker pour obtenir un and one.

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Il parle tellement que l'on pourrait parfois croire qu'il est en froid avec certains de ses coéquipiers. Morris Peterson, ancien coéquipier de Paul, s'était d'ailleurs posé quelques questions quand il avait vu ce dernier et West s'expliquer à maintes reprises :

"Quand je les ai vu pour la première fois, ma première pensée a été qu'ils ne pouvaient pas se voir''
"Mais, quand j'ai entendu la conversation, c'était juste une chose basique de basketball''


Etant altruiste de nature, Paul essaye d'impliquer ses coéquipiers au maximum. Ce qu'il réussit parfaitement à faire, surtout avec son ami de toujours David West. Une relation particulière lie d'ailleurs les deux hommes. Sur le parquet on peut difficilement faire mieux au niveau de l'entente, après six années à jouer ensemble, il se trouve désormais les yeux fermés. Leur duo sur pick and pop est un des plus dévastateurs en NBA. CP3 a de nombreuses fois montré son attachement à l'ancien joueur de Xavier. En mars 2008, alors que les Rockets venait de battre les Hornets privés de D-West, Rafer Alston l'ancien meneur de Houston, déclara que l'intérieur de Nola n'était pas une star et qu'il ne méritait pas toute la considération qu'on lui portait. Il n'en fallait pas plus pour que Paul ne sorte de ses gonds :

"Tracy McGrady est un grand joueur. Si j’étais Rafer Alston, moi aussi je lui cirerais les pompes. Je pense que tu peux marquer les esprits simplement par la façon dont tu joues, mais il y a toujours des gars comme Rafer pour ouvrir leurs bouches… et ça a juste rajouté de l’huile sur le feu de notre détermination. D-West, c’est mon gars. Rafer n’a pas ce qu’il faut pour parler de lui comme ça. Dans combien de All-Star Game est-ce qu’il a joué déjà ?"

Aie...

Cet été lorsque Ian Thompson questionna CP sur ce qui pouvait le faire rester à Big Easy, il répondit instinctivement "David West". Poursuivant en disant que c'était le joueur en lequel il faisait le plus confiance dans cette ligue.

Outre West, Chris Paul eut un impact positif sur la plupart de ses coéquipiers. Peja Stojakovic, Morris Peterson Devin Brown, James Posey, Jannero Pargo et Rasual Butler ont tous vu leur pourcentage longue distance augmenter en jouant à New Orleans.

Ce gargantuesque impact fut révélé au grand jour lors de la saison 2009-2010 durant laquelle le champion olympique se blessa gravement au genou. En effet, alors que les Hornets sortaient d'un formidable mois de janvier au cours du quel il fut nommé meilleur joueur de la conférence Ouest, Paul se blessa gravement. Le bilan était alors positif -26 victoires et 21 défaites- mais malgré l'explosion de Darren Collison, l'absence de CP3 se fit cruellement sentir et l'ancienne franchise de Larry Johnson dégringola petit à petit au classement pour finir très loin du premier playoffable.

Une saison 2007-2008 renversante

Pourtant, trois ans plus tôt, l'histoire fut totalement inverse. Rarement, on avait vu une équipe capable de bousculer la hiérarchie à l'Ouest en aussi peu de temps et avec aussi peu de talents. La ressemblance entre Chris Paul et le Jason Kidd des Nets était d'ailleurs saisissante. Même coach, en la personne de Byron Scott, même grande liberté accordée, avec beaucoup de système mis en place pour eux et enfin, ils devaient constitués avec un effectif limité.

En cette saison du renouveau, Morris Peterson arriva en provenance de Toronto pour remplacer le vieillisant Desmond Mason, Peja Stojakovic fut enfin remis de ses problèmes de dos (du moins c'est ce que l'on croyait), Tyson Chandler semblait s'entendre à merveille avec Paul et les Hornets était enfin de retour dans la ville américaine la plus française qui soit, après deux ans d'exode à OKC. Tout était donc réuni pour que cette saison se passe royalement bien. Et c'est ce qui arriva. En pleine possession de ses moyens et motivés, Chris emmena son équipe vers les sommets de la conférence Ouest et s'offrit une première sélection au All-Star Game, qui se jouait à la Nouvelle Orléans cette année là.

Nuit après nuit, Chris se comportait en véritable leader. Il était le go-to guy. Il était devenu une superstar en un rien de temps, rivalisant avec Kobe Bryant et Kevin Garnett pour le titre de MVP de la saison. Cette époustouflante saison de la part de Paul se fit vite reconnaitre.

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Notamment après un match contre les Suns, où le petit lutin domina le match de bout en bout avec 21 pions, 10 assists et 1 petite balle perdue, contre seulement 12 points à 4/12 aux tirs et 7 passes pour Nashty Nash qui était alors considéré comme le meilleur meneur de la ligue. Steve lui-même fut impressionné. " Il est redoutable en pénétration" , confia t-il à Marc Stein d’ESPN . "Quand il drive, il peut passer ou provoquer la faute à volonté. On se débrouille tous les deux plutôt bien pour attaquer le cercle, mais je vais bien moins souvent sur la ligne des lancers-francs que lui"

Mike Davis assistant coach des Pacers en témoigna aussi :

"Je pense que Chris Paul est peut-être le meilleur meneur contre qui nous ayons jamais joué "

Même Isiah Thomas est sous le charme :

"Je n'ai jamais été aussi bon"

Ils terminèrent la saison avec 56 victoires, soit, le deuxième meilleur bilan de la NBA et remportèrent leur division pour la première fois de leur histoire.
Néanmoins, New Orleans aborda les PO sans avoir jamais remporté une série éliminatoire. Mais cela allait rapidement changer quand ils furent confrontés aux Dallas Mavericks, qui venait de recevoir... Jason Kidd. Ce dernier donnait l’impression d’avoir 50 ans et les jambes pleines d’arthrose tellement il lui était impossible de contrôler ce meneur de 12 ans son cadet. Paul scora 24 points dans la seconde mi-temps du match 1 et conduit les Hornets à une victoire 104-92. Dans le game 2, Chris établit un record de franchise en playoffs, avec 17 passes. Profitant de la mauvaise défense des Mavs sur pick and roll, CP3 scorait et passait à volonté. En guise de dessert, il acheva les Texans lors du 5e match en se fendant d'un magnifique triple-double : 24 points, 15 passes et 11 rebonds. Ce fut l'un des shows les plus extraordinaire de la saison et peut être même des dernières années. Cette série était hautement symbolique, puisque une passation de pouvoir venait d'avoir lieu entre deux formidables meneurs.

Chris continua ses fantastiques prouesses au prochain tour contre les Spurs de San Antonio en tournant à près de 25 pts et 11 ast par match. Les Spurs, alors champion en titre, se retrouvèrent dos au mur et étaient mené 2-0. Par ailleurs, lors du game 2, le jour de son 23e anniversaire, Paul donna une leçon de basket à son ami Tony Parker avec ses 30 points et 12 passes.

Mais Duncan, un des joueurs favoris de CP3, décida enfin de sonner la révolte et les Spurs revinrent rapidement à égalité. Ils transformèrent un sweep potentiel en une série passionnante et disputé. Malheureusement pour les Hornets, l'expérience eut raison de la fougue et de la jeunesse dans le match 7 avec une défaite 91-82. Chris répondit, comme à son habitude présent, avec 18 points, 14 passes et 8 rebonds, mais ce fut clairement insuffisant pour lutter face au quadruple champions.

Une rage de vaincre (rédhibitoire ?)

Malgré ses allures de gendre parfait, Paul n'en reste pas moins un des plus grands compétiteurs en NBA. Il le dit lui même :

"J'ai été un gagnant toute ma vie"

Comme pour beaucoup y ayant participé, les JO lui ont donné une soif de victoire encore plus conséquente. Il déteste perdre et il sera prêt à tout pour parvenir à ses fins. Allant parfois jusqu'à l'extrême. Ses flops à répétition peuvent être très frustrant et ses discussions avec les arbitres ont tendance à agacer. En novembre 2009, frustré par les défaites, il s'accrocha avec Rajon Rondo et selon certaines personnes présentes, voulu rentrer dans le vestiaire des Celtics pour "s'expliquer". Il démenti ensuite sur son twitter. Dans la même saison, alors que les Hornets affrontaient les Blazers, les arbitres décidèrent de siffler une faute flagrante peu évidente sur Marcus Thornton, son coéquipier. CP3 entra dans une colère noire et (malgré l'écart de 8 points à 3 minutes de la fin en faveur de Portland) gagna le match à lui tout seul avec en prime le shoot de la gagne à 2 secondes de la fin. "Ne jamais énerver Chris Paul" s'exclama le commentateur local de l'Oregon juste avant ce fabuleux retournement de situation.

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Autre exemple. Suite à l'élimination au game 7 contre les Spurs en 2008, Paul n'adressa pas la parole à Tony Parker -pourtant son grand ami- pendant plusieurs jours. Après l'humiliation subie face aux Nuggets en 2009, c'était réveil à 4 heures et demi du matin pendant tout l'été. Chris possède donc une rage de vaincre à tout épreuve, il veut absolument gagner, et à l'image de la nouvelle génération, tout de suite...

Suite au résultat très décevant de son équipe ces deux dernières années, le meneur décida même de mettre la pression sur ses dirigeants en les menaçant de partir. Beaucoup de fans furent déçu par ce feuilleton et le joueur, lui même, sembla agacé par tout ce tapage médiatique. D'ailleurs, depuis cette année, ses déclarations sont plus lisses et controlées que jamais, son attitude avec les journalistes est distante et aucun sourire n'est entre aperçu devant les micros.

Des soucis physiques

Cette saison, les stats du All star n'ont jamais été aussi basses depuis sa saison rookie. A sa guise, on pourrait dire qu'il joue moins et que le système collectif de Monty Williams ne favorise pas les stats. Mais plusieurs fans se questionnèrent sur l'envie réelle de Chris Paul, quand sur certains matchs avant le All star break, il sembla complètement désintéressé et se contenta de faire jouer ses coéquipiers alors qu'ils avaient plus que jamais besoin de ses points. Certains allant même jusqu'à supposer qu'il avait la tête ailleurs suite à ses propos polémiques lors du mariage de Carmelo Anthony.

Mais la réalité est surement ailleurs, connaissant la mentalité de CP3, il est en effet difficile de l'imaginer lever le pied quand il dit "Je joue chaque match comme si c'était mon dernier".

Plus clairement, ce sont ses blessures qui l'handicapent. Sa blessure au genou est la même qui avait privée Kevin Garnett de playoffs il y a deux ans. Si cette saison n'est pas catastrophique pour autant, c'est parce que, comme dit précédemment, CP3 est un joueur intelligent qui sait s'adapter à tout genre de situation. Mais ne nous leurrons pas, Paul n'est plus aussi explosif qu'avant. Il n'est plus capable de faire la différence sur son premier pas, il n'est plus aussi tranchant sur le pick and roll et le voir pénétrer semble désormais aussi rare que le sourire de Kendrick Perkins. Même en fin de match il lui arrive de devenir transparent, chose impensable auparavant quand on sait qu'il était un des joueurs les plus décisifs de la NBA. En bref, il ne semble plus capable de faire basculer un match à lui tout seul comme il le faisait si bien en 2007-2008.

Néanmoins, une telle blessure nécessite généralement un an d'adaptation et les fans les plus confiants espèrent revoir le vrai Chris Paul d'ici l'an prochain. Les plus pessimistes, quand à eux, lui prédisent une fin de carrière à la Penny Hardaway...
#393574
Très bon article, bravo !

Par contre il y a quelques fautes de grammaire/orthographe.
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